Sébastien (1) : la seconde
De la sixième au bac, j’ai fréquenté le même établissement scolaire. D’année en année et de classe en classe, de 11 à 18 ans, j’ai donc retrouvé à peu près les mêmes têtes, m’intéressant en particulier, grosso modo à partir de la moitié du collège, aux têtes de sexe masculin.
Au début de la seconde, avec l’entrée au lycée, de nouvelles têtes sont apparues. Et parmi elles, j’ai - je ne m’en rappelle pas, mais j’imagine - immédiatement repéré celle de Sébastien. Sans que je me rappelle exactement dans quelles circonstances (mais j’ai sans doute fait tout ce qu’il fallait pour ça), nous sommes devenu très copains.
A 15 ans, je ne réalisais pas encore de façon vraiment consciente que j’étais pédé. Et pourtant, j’étais amoureux de Sébastien, même si je ne le savais pas vraiment. Quoique. J’étais conscient que j’avais pour Seb une affection qui allait au delà de la simple amitié.
Pour preuve, le jour où copain de notre classe, alors que nous étions tous les deux dans un coin de la cour, me balança avec un petit sourire : “Tu l’aimes bien, Seb, hein ?” (en insistant sur le mot “bien”), je me rappelle très bien avoir eu l’impression que la foudre venait de me tomber dessus, et m’être dit “Merde, ça se voit tant que ça que je l’aime plus que bien ?”
Sébastien et moi avions pris l’habitude, tous les matins, de nous faire la bise pour nous dire bonjour. C’est amusant d’ailleurs puisque plusieurs années plus tard, quand j’ai participé à mon premier repas #gayfr, je me suis retrouvé très gêné de faire la bise à des mecs sur le trottoir devant le restaurant, alors qu’à 15 ans, j’embrassais tous les matins sur les deux joues un autre mec, devant les autres lycéens…
Avec le recul, je ne sais pas trop comment les autres, justement, pensaient de ça. J’imagine que, comme c’était fait de manière un peu excessive, ils devaient considérer, pour la plupart, que c’était un délire, et ne pas se poser davantage de questions… Sauf les plus futés, à l’image d’Adrien, le fameux mec de ma classe dont la remarque qui m’avait bien déstabilisé.
Bref, j’étais amoureux de Sébastien, et nous étions toujours fourrés (pas de commentaires crétins sur ce mot, svp) ensemble. Il était très mignon, deux grands yeux bleus rieurs, un peu plus grand que moi, toujours le sourire aux lèvres, et un côté un peu timide qui me faisait craquer.
Et puis, à la fin de la seconde, Seb a quitté le lycée… Et je me suis retrouvé comme un con, tout malheureux de ne pas passer deux années de plus avec lui. Même pas vraiment malheureux de ne rien avoir concrétisé avec lui, je ne l’envisageais sans doute même pas à l’époque…
Et pourtant, ce n’était pas la fin de l’histoire… (to be continued)

xiii.net


















Tu fais ton Ron toi aussi?! Toi aussi t’as ton Charles, toi aussi tu fais durer le suspense…et nos nerfs ont du mal à résister!
Comment by Ric — 17/02/2005 @ 16:42:00
Je suis flatté par la comparaison, merci !
Comment by XIII — 17/02/2005 @ 16:50:19
Tu fais ton Ron, ou tu vas te faire Ron ?
comme j’avais cru comprendre ?
Comment by Rodolphe — 17/02/2005 @ 17:11:32
Ric> Arf j’allais écrire la mêmee chose ! No comment so…
Comment by Gav1 — 17/02/2005 @ 17:15:11
Gav1> Désolé! Pr le prochain post j’attend que t’ais commenté avant de ma lancer
Comment by Ric — 17/02/2005 @ 17:19:40
Ah non, Olivier, pas Sébastien, s’il te plaît!!!
C’est pas gentil ça, moi j’avais dit ca pour rire sur gayfr, que tu pouvais faire une histoire avec un Sébastien.
Arf, après je ferais lire ton prochain livre par mon copain “Tu vois, Sébastien, eh ben c’est moi” LOL!!!
Comment by Lithium (seb) — 17/02/2005 @ 17:25:10
Lithium > T’inquiètes pas, ptit gars, les gens ne risquent pas de penser que c’est toi, à l’époque tu marchais à peine…
Comment by XIII — 17/02/2005 @ 17:29:50
Olivier, je l’ai retrouvé ton Sébastien. Lui aussi il écrit des livres
Bah quoi ? J’ai dit une connerie ?
Comment by Ced — 17/02/2005 @ 18:36:43
Nan, chez Bel Ami c’est à Johan Paulik que j’ai mis la main au paquet, pas à Sébastian… Ne confonds pas tout !
Comment by XIII — 17/02/2005 @ 18:40:51
et bédidonc.
A croire que tu n’as voulu de ce café que pour deux choses, voir si mon cul était fourrable, et me piquer mes vieux trucs de vieille pute écrivaine
Comment by ron — 17/02/2005 @ 20:43:59
“aux têtes de sexe masculin”, c’est quand meme une drole d’expression non? enfin moi que “aux bites de sexe féminin”
Comment by âne — 17/02/2005 @ 23:43:03
âne > Oui, tu n’as pas tort. Je l’ai remarqué en l’écrivant, mais je voulais réutiliser le mot tête dans cette phrase.
Et puis merde quouaaa, c’est le délirium de l’écrivain, il n’a pas à se justifier… Mouhahahahah
Comment by XIII — 18/02/2005 @ 09:16:01