27/04/2005

Le mec miam

Filed under: Boys, boys, boys ! — XIII @ 13:03:57

Le voilà, mon voisin d’herbe du premier vol de l’A380. Désolé, les photos ne sont pas très nettes.

Ca va, cette fois ça convient à Mossieu Dirge ? :-)

Une page de l’histoire aéronautique

Filed under: Aviation — XIII @ 12:26:12

Mardi 26 avril, aérodrome de Muret. Le moteur ronfle avec un bruit délicieux. Alors que nous roulons sur le taxiway vers le point d’arrêt 12, sur le parking voisin, plusieurs élèves nous regardent passer avec intérêt.

Il est vrai que le Bücker dans lequel Jan m’emmène en balade une fois de plus n’a pas grand chose à voir avec leurs avions école.

Nous voilà alignés. Jan met les gaz, et en quelques centaines de mètres, nous sommes en l’air. Pendant ce décollage, je pense à celui qui, si tout va bien, aura lieu sous mes yeux demain, à Blagnac.

Et alors que le Jungmann met le cap sur les Pyrénées enneigées qui nous tendent les bras, la tête légèrement penchée sur le côté pour profiter du vent relatif dans les cheveux, je pense au chemin parcouru entre le biplace école des années 30 dans lequel j’ai le privilège de voler et l’énorme A380. 70 ans séparent les premiers vols de ces deux avions, à peu près les deux tiers de l’âge des plus lourds que l’air.

Mercredi 27 avril. Appareil photo, caméra, pied, radio pour écouter la tour, bouquin aéro pour patienter, lunettes de soleil. Tout est dans le sac.

Pour rejoindre Blagnac, je décide de passer par la rocade sud, parce que, pour la rejoindre dans ce sens, je passe par Montaudran.

J’arrête ma voiture sur l’ancienne piste, au bord de la route, le long des blocs de pierre déposés là après la fermeture du terrain, le 31 décembre 2003. Je grimpe sur un des rocs pour mieux voir, et je me tourne vers Toulouse. Devant moi, quelques centaines de mètres de piste en dur, vierges. Au fond à droite, des gravats, tout ce qui reste des anciens hangars Air France. Plus près de moi, toujours à droite de la piste, les bâtiments historiques abritant notamment ce qui fut le bureau de Didier Daurat, le patron des pilotes des Mermoz, Saint Ex, Guillaumet, et des centaines d’autres pilotes de l’Aéropostale des années 20 et 30. Tout est bien fermé.

180 degrés, et me voilà face à l’autre côté de la piste, constellé de blocs de pierre. Je contemple quelques instants ces mille et quelques mètres de piste en dur, qui recouvrent la piste en herbe de laquelle ont décollé tant de fois, par tous les temps, les pilotes de l’Aéropostale.

Je pense à la dernière fois que des avions ont décollé de cette piste en direction de Saint-Louis du Sénégal, pour le rallye 2003. Ce jour là, j’étais là, venu encourager les concurrents. Je pense à mon voyage vers Saint-Louis avec Cédric, l’an dernier.

Que de chemin parcouru entre les Breguet XIV des pionniers qui décollaient de cette piste vers l’Afrique, et le gros porteur qui, d’ici une heure, va décoller de la piste Concorde à Blagnac, à quelques kilomètres de là.

Je reprends la voiture. Quelques minutes plus tard, la voiture est garée, et me voilà, avec quelques milliers d’autres spectateurs, dans l’herbe, au bord de la piste, à peu près en face de l’usine Clément Ader et de la tribune officielle.

Et l’attente commence. Assis dans l’herbe, j’écoute la tour de contrôle.

- AF XXXX, autorisé à l’atterrrisage, piste 32 droite.
- Autorisé atterrissage, AF XXXX. Il y a l’air d’y avoir du monde derrière vous ?
- ??? Heu, non, il y a juste un peu plus d’éffervescence que d’habitude…

- XXXX, clear to take off runway 32 right.
- Clear to take off, XXXX. And goof luck with the big one !!
- Thank you very much !

A côté de moi, deux petits garçons se chamaillent en attendant. L’un deux lance à sa mère. Bon, il décolle, le 80 ?

“380″, corrige la mère, avant de se tourner vers son grand fils (très miam soit dit en passant) : “Il parait qu’il y a une salle de sport dedans ! Je me demande si il va y avoir quelques privilégiés à bord !!”

Deux hélicos tournent dans le ciel de Blagnac en attendant le décollage. Il est 10h25. Tout à coup, je vois décoller la Corvette (un petit avion d’affaires utilisé par Auirbus pour transporter ses cadres d’une usine à l’autre). C’est le signal, le 380 va prendre l’air à son tour, et la Corvette va filmer le décollage.

La Corvette amorce rapidement un virage vers la gauche pour se placer en vent arrière. Je la suis des yeux alors qu’elle vire à nouveau, puis se remet dans l’axe de la piste. Je déclenche la caméra.

La radio crachotte : “3, 2, 1, TOP !”

Malgré les cris des enfants à côté, on distingue vaguement le bruit sourd de la montée en puissance des quatre réacteurs.

Les spectateurs massés le long du grillage crient : “Il est parti, il est parti”

Je suis des yeux la Corvette, qui remonte la piste à basse altitude, et indique la position approximative du 380.

La dérive apparaît au dessus des têtes des spectateurs placés le long des grillages. Immense clameur et applaudissements nourris au moment de la rotation.

L’énorme oiseau monte doucement dans l’axé, escorté par la Corvette. Sur la fréquence, une voix annonce “Aucun problème ! Parfait ! On réduit un petit peu, là…”

Un des petits garçons se tourne vers sa mère : “Voilà, c’est fini, on s’en va !”

Une nouvelle page de l’histoire de l’aéronautique vient de se dérouler sous nos yeux, en cette journée ensoleillée, dans le ciel bleu toulousain…

Voir ma vidéo du décollage.

Balade en biplan le long des Pyrénées

Filed under: Aviation — XIII @ 00:45:14

Le biplanJanEn route vers les Pyrénées

Le long de la chaîne pyrénéenneAu ras des caillouxAu dessus de nous, deux avions de ligne

Le Bücker est un avion école des années 30. Il a notamment été l’avion de début de la plupart des pilotes allemands de la seconde guerre mondiale. Nous fonçons vers les Pyrénées, que nous longeons longuement, en se faisant un passages au ras des cailloux, dans les contreforts du massif.

Et alors que nous volons à 3000 pieds (environ 900 mètres), en levant la tête, au dessus de l’aile supérieure de l’avion, nous voyons deux avions de ligne se croiser, des milliers de mètres plus haut.

26/04/2005

Gilles & Jean-Marie

Filed under: General — XIII @ 20:47:23

J’ai pas trop souvenir, mais en général, à la fin de “Question ouverte”, pendant le générique de fin, Gilles Leclerc échange quelques mots avec l’invité, non ?

C’est ce que font souvent les intervieweurs…

Paske ce soir, Jean-Marie Le Pen et lui n’ont pas décroché un mot, ils sont restés à se regarder en chiens de faillence pendant le (long) générique de fin. Le Pen a même finit par tapoter des doigts sur la table, il devait s’emmerder…

Michaël

Filed under: General — XIII @ 18:22:55

Jackson est quand même un bon (en chanson, je veux dire).

J’écoute en ce moment à la radio “What about us”, en bossant (sisi, ça m’arrive), donc pas super concentré sur ce que j’écoute, et d’un coup je me dis “Ha merde, c’est du Mickaël Jackson, ça !”

C’est terrible, depuis quelques temps, à chaque fois que je l’entends, j’ai presque honte d’apprécier ce qu’il chante…

Et pourtant, doit-on arrêter d’apprécier Mickaël le chanteur à cause de Mickaël le tripoteur de gamins (présumé innocent bien sûr) ?

Non, sans doute pas, mais depuis un moment, à chaque fois que je l’entends, je me dis tout d’un coup “Merde, c’est le gros dégueulasse !”

Ptit mail d’Outre Atlantique et outre Amérique

Filed under: General — XIII @ 10:55:07

Alors que je prends mon ptit déj, Sage m’indique lesquels de mes blogs préférés ont été mis à jour.

Un ptit coup de Lithium, et avant d’aller voir les dernières péripéties parisiennes de Bradshaw, je file m’informer de ce qui se passe au royaume de Gondal.

Putain, il écrit bien, ce mec !

Hop, je lui envoie illico un ptit mail. Très court, juste pour dire qu’il écrit bien, et que c’est un plaisir de le lire.

Surprise, quelques minutes après, sieur Gondalien me répond (il devrait être couché, à cette heure !) un mail adorable, parlant de consécration parce que XIII lui écrit (Je l’ai grondé pour avoir dit des bêtises pareilles) et que je suis un ange (c’est vrai !) et qu’il est un grand fan (ha bon ?)

Bah voyez, ça fait plaisir, un gentil mail comme ça, pour démarrer la journée !

Et puis là, dans la foulée, mon premier auteur (après Tom, mais Tom, il ne compte pas pour de vrai) m’appelle pour me proposer une balade en avion (”Viens, il fait un temps superbe, on voit les Pyrénées comme si elles étaient à trois mètres !!!”).

Ho putain, moi qui était super motivé pour bosser ! Ho et puis merde, comme dirait Robin, Carpe Diem, le travail, il serait toujours temps de le faire plus tard.

Allez, je vais m’envoyer en l’air dans le bleu du ciel… a+

25/04/2005

Jean, tu fais pas le poids

Filed under: Radio/Télé — XIII @ 22:59:29

Bon, pour le centenaire du PS, j’ai commencé à regarder le téléfilm sur Jean Jaurès, avec l’excellent Philippe Torreton.

Mais bon… En changeant de télé pour pouvoir la mater en faisant mes crèpes, je suis tombé sur Indiana Jones… Et j’ai craqué.

Dans le combat des deux J, Jaurès vs Jones, le second a gagné, ça bouge quand même plus ! :-)

Enfin bon anniversaire quand même, hein, la SFIO !!

Susan, I love you !

Filed under: General — XIII @ 16:43:42

Têtu : “Que pensez-vous du fait d’être une icône lesbienne ?

Susan Sarandon : “J’adore l’idée. C’est génial !”

J”adore la réponse. Susan est (décidemment) géniale !

(Têtu n° 100, mai 2005)

Pin pon, pin pon, pin pon !

Filed under: Boys, boys, boys ! — XIII @ 12:08:20

Un de mes contacts ICQ a eu la bonté de me prévenir qu’il y avait de bomecs sur M6 hier soir.

Ce reportage sur la formation des marins pompiers de Marseille était très… instructif ! :-)

Halala, ce plan du mec en caleçon en train de téléphoner, pfiouuuu…

Par contre, c’est un peu des chochottes, les mecs (enfin si j’ose dire)… Ils se plaignent qu’on leur parle mal au début de l’instruction. On voit que c’est des gamins de 20 ans qui n’ont pas fait leur service militaire, tiens ! :-)

Par contre je suis déçu, ya pas de captures d’écran sur Garoo.net ! :-( Quelqu’un en a ?

Les délires du “Non”

Filed under: General — XIII @ 11:01:31

J’écrivais ici que je ne voyais pas de bonne raison de voter “Non” au référendum. Ho, il y en a sans doute quelques unes, mais je suis curieux qu’on m’en parle.

Ce dont je suis sûr, c’est que beaucoup (et j’oserais même dire “sans doute la majorité”) des électeurs qui se disent prêts, aujourd’hui, à voter “Non”, veulent le faire pour de très mauvaises raisons, et que s’ils ne donnaient leur avis qu’en se basant strictement sur le traité constitutionnel, le “Oui” serait majoritaire dans les sondages.

Illustration avec cet édifiant article de Libération de ce matin : “Plongée dans la galaxie eclatée des antis

Comme le dit l’article, ce “Non” est “un non de tous les refus”. C’est la fête du slip !

Didier, 41 ans, chef d’entreprise, va voter non parce que “La France va perdre sa place. Vingt-cinq pays, c’est trop. On va se faire bouffer… Ça a déjà commencé.»

Mais mon pauvre ami, Constitution européenne ou pas, 25 on est, 25 on restera ! Et au contraire, la Constitution prévoit de donner moins d’influence aux petits pays, et plus aux gros. La France va passer de 9 à 13 % des voix. Ce qui fait quand même, mine de rien, quasiment 50% de voix en plus…

Béatrice, 52 ans, fonctionnaire : «Déjà avec l’euro, on a morflé. Tout est à la hausse et “On ne peut pas dire oui à un texte que l’on ne comprend pas».

C’est clair que c’est la faute de l’Europe si les commerçants ont profité de l’euro pour arrondir les prix à la décimale supérieure. Et, ma grande, sans l’euro, la situation écononique serait sans doute bien pire…

Que le texte de la Constitution soit compliqué, c’est pas un scoop, et c’est normal, c’est un langage juridique… Par contre, le raisonnement est débile. On vote “Non” si on a de bonnes raisons de le faire. Par défaut, on va de l’avant, on vote “Oui”. Si on ne comprend pas le texte, on s’informe, tout le monde répète les avancées de la Constitution, pas besoin de la lire in extenso pour en prendre conscience !

Celui qui demande “Alors cette fichue dérive (sic) Bolkestein, elle y est ou pas dans votre fichu traité ?“, c’est un peu à pleurer, le mec qui dit qu’au PS, “il y a la moitié qui est pour et l’autre moitié contre” n’a pas compris que seule une minorité (certes bruyante) de socialistes est contre le traité, etc, etc.

Ces gens ne disent pas “Non” à la Constitution, ils disent “Non” à une Europe fantasmée qui n’est pas l’Europe réelle, qui serait la cause de tous leurs maux, ils disent “Non” aux difficultés actuelles qui n’ont pas grand chose à voir avec l’Europe…

Comme l’écrit Jean-Michel Thénard dans son éditorial : “Le Non fixe les mécontentements qui pullulent comme à toute fin de règne. (…) L’exaspération est devenue un état chronique. La campagne référendaire permet de la verbaliser.

Des fois, on touche du doigt les limites de la démocratie. Sur un tel sujet, Chirac a (malheureusement) sans doute eu tort de vouloir passer par le référendum. Oui, sur le fond, c’était un choix plutôt logique.

Mais dans les faits, trop d’électeurs sont incapables de faire la part des choses, de voter sur la question qu’on leur pose et non de mettre tous leurs ras le bol dans la balance. Ils n’arrivent pas à se pencher sur le contenu du texte au lieu de croire tous leurs fantasmes, et les mensonges de certains partisans du “Non”.

On est mal barrés…

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