Très amusant, ce post du blog “Puteaux 2007″, qui dit :
“Votez NON à l’Europe et voyez le résultat ! Etes vous sûr de toujours vouloir voter Non ?”
Ha bah c’est sûr qu’avec un gouvernement comme ça, on va bien renégocier avec les 24 autres, hein… Et puis les conseils des ministres vont être animés, au moins !
Vous dites ? Caricatural ? Oui, certes, un peu… Mais en même temps, ça rappelle que la renégociation réclamée par les partisans du non appelle des questions plus sérieuses : “Qui va renégocier ? Avec qui ? Sur quelles bases ?”
La réponse à la première question est la plus simple : Chirac et/ou ses représentants
La deuxième est déjà plus compliquée : avec les 24 autres, d’accord, mais on ne peut renégocier qu’avec des gens qui le veulent bien, et je ne sais pas pourquoi, je sens que ce n’est pas gagné !
C’est surtout la troisième question qui pose problème, et cette belle photo de famille résumé bien ce gros problème. Le seul point commun de tous ces gens c’est de ne pas vouloir du traité. mais pour des raisons tellement diverses (et les électeurs qui votent non le font pour tellement de raisons différentes) que c’est impossible de déterminer sur quelles bases renégocier, ce qu’il faudrait réclamer, etc.
Pour paraphraser de Gaulle : “On ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant “Faut renégocier ! Faut renégocier ! Faut renégocier !”, mais ça n’aboutit à rien, et ça ne signifie rien.”