Après avoir mangé, j’ai pris la 206 pour aller à l’aéroport. Plus exactement à la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile, mais bon, vu le nombre de fois où on en a parlé depuis cet été, tout le monde doit le savoir).
Je devais faire proroger ma licence de pilote privé avion. Je me gare près de la tour de contrôle, et je sonne à l’interphone situé près du portail métallique qui interdit l’accès de cette zone. Il faut dire que depuis le 11 septembre, il faut montrer patte blanche, les aéroports sont devenus des blockhaus.
Enfin, en même temps, c’est très relatif. Prenez par exemple l’aéroport de Clermont-Ferrand (qui est, contrairement à ce que vous pourriez penser, un aéroport important (c’est un “hub” étant donné sa situation centrale) est bien protégé avec Vigipirate et tout). Quand on s’y pose en avion léger, pas question de faire à pieds les 200 mètres qui vous séparent de l’aérogare. Non non, on vient vous chercher en voiture (en vous facturant au passage le service à un tarif qui rend hors de prix le mètre de taxi). Cela n’a pas empêcher, il y a quelques temps, un avion de ligne de se faire taguer une nuit sur un parking…
Mais revenons à nos moutons. Donc, je sonne :
- Oui ? (fait une mâle voix militaire)
- Bonjouuuuur, je voudrais me drendre au bureau des licences !
- Passez d’abord à la GTA !
- Ouiiiiii !
La GTA, c’est la Gendarmerie du Transport Aérien. Le portail s’ouvre, et j’entre dans le bureau des hommes en bleu. Et là, wow, c’est un jeune et charmant gendarme qui m’attend derrière le comptoir. J’affiche mon plus beau sourire et je lui présente ma pièce d’identité.
- Avez-vous votre licence de pilote ?
- Mais bien sûûûr !
Il compare les noms sur la licence et le passeport, regarde longuement ma photo (oui, je sais, je suis super beau, mais je suis en face de toi, alors regarde moi au lieu de mater la photo !)
- C’est bon. Vous savez où c’est ?
- Oui, sauf si ça a changé depuis deux ans !
Là, il me fait un giga sourire et me répond :
- Non non, c’est toujours juste en face !
- Merciiiii !
Ce con ne m’a même pas gardé mon passeport en otage, comme ils l’avaient fait il y a deux ans ! Je dis “ce con”, parce que je ne vais même pas avoir à repasser le voir avant de repartir. En dix minutes, grâce à l’efficacité de la fonctionnaire de la DGAC (sisi, il faut le dire, vu que c’est loin d’être toujours le cas avec cette administration), ma licence est prorogée de deux ans, et je ressors du bureau des licences.
Mais bon, je suis pas fou, hein, j’ai repassé la tête dans le bureau de la gendarmerie en disant “Heuuuu, pour sortir ?) Bah ouais, le portail il s’est refermé, et il ne s’ouvre pas tout seul, même de l’intérieur.
- Il y a un bouton, Monsieur !
- Merciiiiii, au revoiiiiir !!!
Je sais très bien qu’il y a un bouton, bogosse, je suis repassé juste pour profiter encore un peu de ton joli sourire !
Oui, je sais, je sais… Mais c’est plus fort que moi, les mecs, c’est ma grande passion (pour paraphraser Omar Sharif).
Ca me rappelle un truc que j’avais commmmmplètement oublié de raconter sur mon blog.
Fin août, quand je suis redescendu à Toulouse, je m’arrête sur une aire de repos pour m’acheter un sandwich. En général, ça dure 4 minutes chrono. Mais là, alors que je je susi plongé dans le bac réfrigéré des sandwiches, je vois dans mon champ de vision une paire de rangers. Tiens ? Je lève la tête, et je vois un jeune homme avec un joli béret rouge et un très seyant treillis. Hoooo… Un militaire ! Etq eu vois-je ? En voilà un deuxième, un troisième, et ça n’arrête plus, c’est une invasion. Je décide donc je prolonger un peu mon séjour dans la boutique.
Holala, je ne savais plus où donner de la tête. J’ai fini par aller payer mon sandwich (pris… en sandwich dans la queue entre deux militaires, miam). Puis je l’ai mangé, stratégiquement installé juste en face de la sortie du magasin, et ils ont donc ainsi tous défilé devant moi après être passés en caisse. Yen avait des miam, hein, holala…
Oui, je suis faible, je sais… Faible mais hédoniste !