Après la Gay Pride, je me suis arrêté sur le pont Marie pour téléphoner à un copain.
J’étais appuyé à la rembarde du pont, concentré sur ce que me disait Fred pour essayer de comprendre ses explications embrouillées, quand je me suis pris un bon coup de poing.
Heureusement, ce n’était pas en pleine tronche, mais sur le côté (et en dessous des côtes, donc ce n’était pas spécialement agréable, mais ça ne m’a pas fait très mal non plus).
En fait, plus que la légère douleur, c’est la surprise qui m’a envahi. Le temps que je réalise ce qui venait de se passer et que je me retourne, l’agresseur avait déjà parcouru deux ou trois mètres. Il s’est retourné vers moi et m’a regardé avec un air plutôt du genre haineux.
Le jeune zyva avait sans doute vu le sifflet rose autour de mon cou, et malgré son cerveau certainement atrophié, en a conclu que j’étais pédé, et m’a décoché le coup de poing en passant à côté de moi.
J’ai eu du pot, il aurait pu me pousser par dessus bord et me balancer dans la Seine. Vu que je lui tournait le dos et que je ne m’attendais pas du tout à cette agression, il aurait très bien pu me déséquilibrer suffisament pour me faire tomber avant que je ne réalise.
Samedi, c’était ma dizième Gay Pride parisienne (la première était l’Europride de 1997). J’ai aussi participé à pas mal de Gay Pride ailleurs qu’à Paris. Et c’est la première fois (dans une Gay Pride ou ailleurs) que je me fais agresser physiquement.
Ca fait un drôle d’effet…
La semaine prochaine, je vais appeler SOS Homophobie pour qu’il intègrent cette (petite) agression dans leurs statistiques.