Patrouille d’A380
Ce matin, quatre des six A380 construits ont fait un vol en formation dans le ciel toulousain.

Ya pas à dire, ça a de la gueule !
Ce matin, quatre des six A380 construits ont fait un vol en formation dans le ciel toulousain.

Ya pas à dire, ça a de la gueule !
Ya pas à dire, hein, naviguer, c’est un métier !
Lundi, en fin d’après midi, j’ai à nouveau risqué ma vie en utilisant Willie pour rejoindre Kohann à sa bouée. Je me suis assis à l’envers (c’est à dire dos à l’avant, qui se trouve être l’extrémité avec le plus gros boudin) et j’ai pagayé jusqu’au zodiac.
A partir de là, c’était facile, je suis venu chercher Vincent sur la cale, et on a traversé pour aller chercher les bagages de mes parents, qui ont pris la navette avec le chien. Débarquement de Vincent et des bagages sur la cale, et j’amarre à nouveau Kohann à sa bouée.
La phase délicate a commencé, avec la traversée sur le dos de Willie. Je débarque sans encombre, et là je dis à Vincent : “Meeeeerde, j’ai oublié de relever le moteur !” Comme c’est un moteur hors bord et que le zodiac s’échoue à marée basse, si le moteur reste baissé, ça risque de bien le bousiller (avec l’hélice) quand il touche. Je dois donc absolument retourner à bord.
Je remonte dans Willie, et je décide de m’asseoir dans le bon sens. Grosse erreur. Je m’appuie sur les côtés pour m’installer, et comme le boudin est moins gros à cet endroit, il s’enfonce davantage, et de l’eau entre par les côtés. Je me grouille de traverser, je relève le moteur, je reviens, et là ce fut la cata. Willie s’était un peu dégonflé, je n’avançais plus en approchant du bord, j’ai embarqué de l’eau, je me suis complètement mouillé le cul, ainsi que le bas du jean en sortant du bateau (dans de l’eau trop profonde pour mes bottes). Je suis donc rentré complètement trempé, mes pieds faisant floc floc dans mes bottes.
J’ai donc décidé de mettre Willie en retraite anticipée, et de ne plus utiliser le zodiac tant qu’on n’aurait pas une annexe digne de ce nom. C’est chose faite depuis ce soir. Mais je devais aller chercher l’annexe ailleurs sur l’île, avec le zodiac, pour ne pas me faire chier à la ramener à pieds. Or, pour ramener l’annexe en zodiac, il me fallait accéder au zodiac, ce qui est difficile sans annexe…
Comme je suis relativement intelligent, j’ai trouvé la solution. A marée montante, quand l’eau à commencé à entourer le zodiac, je suis monté dedans (sans me mouiller, grâce aux bottes) avec un bouquin. Et j’ai lu, confortablement installé sur la banquette en cuir blanc, jusqu’à ce que Kohann soit en eau.

Puis je suis sorti du port, j’ai mis la patate, admiré les nuages rosis par le soleil en train de se coucher, fait en partie le tour de l’île sud.
J’ai amarré le zodiac à la cale, récupéré l’annexe qu’on m’a prêtée, et là… j’ai réalisé que j’avais oublié la pagaie à la maison… Je me suis donc fait aussi prêté une rame. L’annexe accrochée au zodiac, je suis allé le mettre à sa bouée, et je suis revenu en annexe, en ramant, un coup d’un côté, un coup de l’autre.
Le propriétaire de l’annexe m’avait dit : “Attention, elle est assez instable !” et je lui avais répondu “Ca m’étonnerait que ce soit pire qu’avec Willie !” Et en effet, j’ai fait preuve de beaucoup de dextérité, c’était quand même nettement plus facile que sur le dos de l’orque.
Temps superbe aujourd’hui… Ciel bleu, nuages blancs, eau bleu profond et turquoise…
Ca y est, Kohann est bien arrivé à son port d’attache. Ce fut un peu compliqué, mais cette fois c’est bon.
Départ ce matin par le bateau de 8 heures, puis nous prenons la route vers Saint Quay Portrieux, où se trouve un magasin uship, afin d’acheter une annexe. Nous étions presque arrivés quand on s’est tout d’un coup dit que puisque nous étions lundi, ça risquait fort d’être fermé. Et en effet, nous avons trouvé porte close.
C’est très ennuyeux, car sans annexe, une fois le zodiac attaché à sa bouée, on est un peu embêté pour rejoindre la terre ferme. En attendant mieux, nous avons donc acheté un superbe bateau gonflable (modèle enfant, il n ‘y avait que ça). Notre annexe a donc un corps d’orque, et nous l’avons immédiatement baptisé Willie.
J’ai ramené Kohann de Paim.pol à l’ile avec un pote qui connait bien les rochers du coin, pendant que Vincent reconduisait la voiture à l’embarcadère. J’ai confié le volant à Ewan pour sortir mon GPS, et il m’a dit : “On va en profiter pour voir à combien il va !”
Il a mis la patate, et pouf, le boite de pains aux chocolat s’est envolé pour retomber dans notre sillage quelques mètres plus loin. Réduction des gaz, et opération de récupération des pains au chocolat à la mer. Ils flottaient très bien dans leur petite boîte en plastique, mais ils ont été mouillés. C’est con.
J’ai ensuite largué Ewan sur un autre bateau qui allait sur l’île, pour récupérer Vincent à l’embarcadère du continent. On a bombé pendant la traversée, longé un peu l’île, puis sommes rentrés au port. J’ai déposé Vincent sur la cale, suis retourné amarrer Kohann à sa bouée, et ensuite a commencé la délicate opération de l’embarquement dans Willie. Et une dois assis dedans, il a fallu ramer (avec une seule pagaie), et ce con de Willie me gênait avec ses nageoires…
Une véritable aventure, quoi… Heureusement, tel un Indiana Jones des mers, j’ai réussi à rallier la terre ferme. Voici une petite vidéo où on me voit aux commandes de Kohann. Il y a aussi une vidéo de moi assis dans Willie, en train de pagayer, mais j’hésite à la mettre…
Depuis hier matin, je suis l’heureux co-propriétaire d’un zodiac de marque Yamaha de 4 mètres 80 de long, équipé d’un moteur de la même marque de 50 chevaux.
Mon coloc et moi étions invités à un mariage ce samedi après-midi, et c’est donc ce lundi matin que nous ramènerons à Bré.hat Kohann (c’est le nom du zodiac, et d’après son ancien propriétaire, en breton ça veut dire “petit mignon”
)
En fin de journée, nous avons chargé sur le bateau les 6 gilets de sauvetage (la capacité maximale du zodiac) et le bidon chargé du petit matériel.

Kohann est en bas à gauche. Nous prendrons la caméra avec nous, et dès que j’aurai le temps de faire un montage, je mettrai en ligne une petite vidéo de mes premiers essais de pilotage en mer.
Comme c’est une bombe, le lecteur de Têtu qui est cover-boy du numéro de septembre !!
Et la photo de couv est loin d’être la mieux, celles qui sont dedans sont nettement mieux.

Miam miam…
Une question quand même : pourquoi avoir fait voter 6 000 lecteurs pour choisir le cover-boy, et avoir en couverture un mec qui est choisi par la rédaction ? Même si, personnellement, je préfère le choix de la rédac à celui des lecteurs, ce n’est pas super logique *quand même*
Tout à l’heure, après être revenu sur l’île par la vedette de 18h30, et après m’être posé trois quarts d’heure, je suis allé me balader. En sortant de chez moi, j’ai croisé des touristes qui se hâtaient pour ne pas rater le dernier bateau. Puis plus personne.
Je suis parti vers le Guer.zido, et je me suis arrêté à la Poti.nière afin de réserver une table pour lundi soir, côté mer. Sur la porte, j’ai vu une photo de Ugo avec l’horrible paire de lunettes de mamie. Le Ugo m’a accueilli en me balançant “Bah qu’est ce que tu fais là, toi ?” Le beau Benoît, moulé dans son tee shirt noir, m’a chaleureusement serré la main. J’ai fait la bise à Valérie, salué Xavier dans sa cuisine, et après avoir discuté 5 minutes, j’ai repris ma balade.

Puis j’ai pris le petit sentier qui longe l’anse. Tout était silencieux, je n’entendais que le bruit du vent dans les pins et celui de mes chaussures sur la terre ou les cailloux du chemin.
J’ai tout d’un coup vu arriver un jeune mec qui, vu de loin, m’a semblé pas mal du tout. Il tenait un gros chien en laisse et, en m’apercevant, l’a tenu plus serré. En me rapprochant, j’ai reconnu le très choupinou Arnaud. Je l’ai salué, il m’a tendu la main gauche (la droite tenant le chien). On a échangé quelques mots, et on a repris nos routes respectives.

J’ai continué, sur ce sentier que je n’avais encore jamais emprunté, choisissant ma route au hasard à chaque embranchement, tombant parfois sur un cul de sac (ou plus exactement sur des chemins menant à la mer, ce qui, à marée haute, ne permet pas d’aller beaucoup plus loin).
Une heure après mon départ de la maison, j’étais de retour, ayant fait toute la côte est de l’île sud, agréablement saoulé par la brise marine qui m’a accompagné pendant la balade.
J’aime vraiment cette île…
Arielle est journaliste à l’AFP. Et hier, dans une dépêche sur la possibilité, pour les abonnés non dégroupés de Free et de Neuf de se passer de l’abonnement France Télécom, elle écrivait :
“Deux opérateurs, Free et Neuf, viennent de lancer (…) de nouvelles offres qui vont permettre aux internautes situés dans les régions plus reculées de ne plus avoir à payer l’abonnement à France Télécom”
Comment ça “reculées” ? C’est limite péjoratif, quand même, non ? C’est pas le désert, non plus… Le TGV vient jusqu’ici, Arielle, tu sais !
Hier, fin d’après midi. Nous sommes trois, un couple d’amis gays et moi, installés chez moi devant un apéro, en regardant par la fenêtre les touristes se presser sur la cale pour prendre le dernier bateau de la journée.
C’est à ce moment-là que débarque le petit Ugo, qui me dit “Bon, pour ton anniversaire, on va en rouler un gros !” - “Bon, ok, mais après je dois descendre à la barge chercher mon imprimante/photocopieuse/fax”
On sort donc, on fume en regardant la belle lumière du soir sur le continent en face, et le ciel lavé de tous les nuages gris qui étaient passés dans l’après-midi, puis on rentre. Patrick descend aec moi sur la cale, déserte maintenant que la dernière navette a appareillé. Je m’inquiète de mon colis auprès du grutier, et je ne pige absolument rien à ce qu’il raconte. Il faut dire qu’il n’est pas très clair, et que ce que j’entends monte un peu plus lentement que d’habitude au cerveau.
Je récupère le gros carton, et après l’avoir déposé chez moi, on file au resto. “T’as des yeux bizarres, toi !” me balance Jonathan, le serveur. Je lui explique que c’est son petit frère qui m’a mis dans cet état
Du coup, ce petit rigolo en profite pendant tout le repas en faisant exprès de me sortir des phrases incompréhensibles. Mais j’ai beau planer un peu, je suis encore en état de me rendre compte que c’est lui qui m’embrouille, et non moi qui suis complètement à côté de la plaque.
Les moules sont un délice, les frites (des vraies, faites avec des vraies pommes de terre découpées en frites sur place) sont super bonnes aussi. Après le dessert, on ressort du resto. J’ai la lampe de poche à sa place (sans ma poche, donc), mais elle sera inutile ce soir, les 50 mètres jusqu’à chez moi sont éclairés.
Je lève la tête, pour me remplir une fois de plus les yeux du spectacle des centaines et des milliers d’étoiles qui brillent et qu’on voit très bien ici…
Jonathan nous rejoindra après son service, pour le gateau, et saura se faire pardonner en me gratifiant d’un bisou sur la bouche pour mon anniv…
Et voilà, j’ai 33 ans. Demain, on refait la fête pour l’anniversaire d’Ugo. Aujourd’hui est la dernière journée où j’ai deux fois son âge, demain ce sera fini !
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