Je ne saurais trop vous conseiller le visionnage de l’excellente conférence de Hans Roslin, professeur en santé internationale à Stokholm. Je l’ai vue au Web 3, et c’était ma conférence préférée, sans hésiter. Regardez plustôt l’enregistrement de février dernier à TED, plutôt que la vidéo du Web 3, qui ne montre pas assez les slides.
Un article de l’International Herald Tribune, cité par 20 minutes, explique que l’élection présidentielle du printemps prochain est une période à risque en terme d’attentats potentiels. Les attentats de Madrid, trois jours avant les élections, et ceux de Londres, au moment d’une réunion du G8, montrent que les terroristes ne choisissent pas au hasard les dates de leurs attentats.
L’article précise que Ségolène Royal est sous protection policière depuis le mois d’août, et que le nombre de gardes du corps qui lui sont affecté est plus élevé que lors des campagnes présidentielles précédentes. Nicolas Sarkozy, lui, est, en tant que ministre, sous protection depuis longtemps. Le responsable du service de protection des hautes personnalités au ministère de l’Intérieur n’a pas donné de chiffres, pour d’évidentes raisons de sécurité. Il a ajouté que les mesures de protection des candidats à la présidentielle étaient régulièrement modifiées.
En fin d’après-midi, je suis allé sur le contient pour récupérer ma 206 qui sortait du contrôle technique. En ce moment, la vedette de 17 heures permet de faire la traversée pile poil au moment où le soleil se couche. Quand on quitte l’île, les couleurs sont superbes, l’horizon flamboie, et quand on arrive sur le continent, c’est déjà fini, le soleil est couché.
Une fois sur le continent, j’ai pris l’autocar qui va jusqu’à Paim.pol. Petite vidéo du départ, on voit l’île en arrière plan alors que le “Tibus” grimpe la côte qui serpente. Je me suis installé tout au fond de l’autocar, à la place du milieu, dans le prolongement de l’allée.
Je prends très rarement l’autocar, et, presque à chaque fois, ça me rappelle des souvenirs : d’une part le centre aéré, quand j’étais gamin et qu’on partait se balader, à la mer de sable, dans la forêt de Fontainebleau ou ailleurs… Et je me souviens aussi des voyages en car quand j’étais passé de l’autre côté, quand j’étais moniteur et que je surveillais les gamins dans le car… Ca me fait vraiment une drôle d’impression, très forte, à la fois agréable et mélancolique.
L’autre jour,Vincent (mon coloc) regardait sur Youtube la vidéo de la présentation de Gaël, de la Nouvelle Star. Il y expliquait que son métier lui plaisait parce qu’il était dehors, au contact de la nature.
Et c’est vrai que bosser à l’intérieur tout le temps, devant un ordinateur, c’est pas toujours marrant. Heureusement, quand j’en ai marre de regarder l’écran de l’ordi, marre d’Internet, de la blogosphère, je lève juste la tête, et je vois ça :
Je regarde la mer, je remarque qu’aujourd’hui, le vent doit souffler, parce que les nuages courrent dans le ciel bleu, et que les vagues projettent de gros paquets d’écumes et d’embruns lorsqu’elles rencontrent les rochers, qui sont nombreux dans le coin. Et puis, le sourire, aux lèvres, je peux me remettre au boulot, en sachant que je n’aurai qu’à relever à nouveau la tête pour jouir encore du spectacle.
(Je me dépêche de me la péter, vu que demain soir je suis à Paris pour les fêtes )
Demain matin a lieu, devant la Cour administrative d’appel de Bordeaux, l’audience qui examinera le cas de Karim, ce jeune lycéen gay bordelais menacé d’être expulsé vers l’Algérie, malgré les risques que son homosexualité lui y ferait courir.
Il est encore temps d’aller sur le site de soutien à Karim pour y signer la pétition. Karim, qui est un garçon très discret, vit très mal cette ridicule affaire dont il est la victime. Il a vraiment eu l’impression que le monde lui tombait sur la tête… Prenez queques minutes pour signer la pétition !
Parmi les nombreuses inscriptions que je valide quotidiennement sur Blogonautes, il y a souvent des Skyblogs (heureusement en proportion nettement moindre que dans la blogosphère française).
Les blogs de Skyblogueuses, en particulier, sont parfois terribles. Genre celui-ci, qui déborde de ces jolies images à la bisounours avec de jolis textes qui fleurent bon la guimauve.
Par exemple cette image d’étoiles accompagnées du texte : “Si à chaque fois que je pensais à toi, une étoile s’éteignait , il n’y en auraiS plus aucune qui brilleraiENT dans le ciel“. aient, bien sûr, puisqu’il n’y en auraiT plus…
Man Dieuuuuuu…
Quelque fois il y a au moins des photos de leur choupinou d’amour pour compenser, mais parfois, même pas. Putain, je fais un dur métier…
Hier samedi, il faisait un temps superbe. J’ai donc passé l’après-midi à arpenter l’île du sud (le port, là où j’habite) au nord (le phare du Paon). Pendant plus de trois heures, je me suis baladé sur les sentiers et les plages, profitant du soleil, du grand air marin et de la vue. Sur l’île nord, le regard va jusqu’à l’horizon, cette droite ligne qui semble marquer l’extrémité du monde et marque la frontière entre le bleu clair du ciel et le bleu foncé de la mer.
Au fil de ma balade, j’ai sorti le P310 pour prendre quelques photos, comme la porte d’entrée de cette propriété, dont le E commence à se faire la malle :
Pourquoi la hune ? Tout simplement parce que dans le jardin, qui se dévoile derrière la grille, se dresse un mat et sa hune.
Sur l’île, grâce à la douceur du Gulf Stream, prospère une végétation tropicale,dont de nombreux palmiers.
En passant par la bourg, j’ai poussé la grille du petit cimetière qui s’est ouverte en grinçant, comme dans les livres. Sous le porche de l’église, j’ai pris un moment pour regarder les monuments aux morts de l’île, dont cette plaque de marbre en hommage aux morts de la première guerre mondiale, où les noms et prénoms sont accompagnés de l’âge de décès et de la photo des disparus, ce qui rend beaucoup plus humain ce monument.
Il était sacrément beau gosse, Philippe de Dieuleveult, sur certaines photos…
A la réflexion, en revoyant les photos dans le documentaire de son fils, ce soir sur Canal +, Je pense que je devais un peu fantasmer sur lui, quand j’étais gamin. Je revois encore une affiche annonçant son passage près de chez mes parents, dans le parc du Tremblay, où il avait atterri en hélico.
D’ailleurs, il n’est peut-être pas pour rien dans ma passion pour l’aviation (qui a commencé par l’hélico).