Merci de ne pas oublier vos belles-mères
Ya des chefs de cabine rigolotes chez Eastjet… (Vous pouvez zapper le début, la partie intéressante commence quand elle commence à parler, un peu avant la moitié de la vidéo)
Ya des chefs de cabine rigolotes chez Eastjet… (Vous pouvez zapper le début, la partie intéressante commence quand elle commence à parler, un peu avant la moitié de la vidéo)
Mercredi soir, à République des blogs, j’ai fait une interview vidéo de Loïc Le Meur. Comme me l’avaient déjà dit des amis blogueurs le connaissant bien, il est charmant. A voir, même si vous ne l’aimez pas (et surtout si vous ne l’aimez pas).
Et, c’est promis, je ne vous saoulerai pas toutes les semaines sur le nombre de visionnages de la vidéo, comme pour celle de Gaspard Ulliel (On en est à combien, déjà ?
). Oui, parce que Loïc n’est pas vraiment mon genre de mec (alors que c’est tout à fait le genre de mon ami Laurent
)
A voir, la bande annonce et les quatre teasers du nouveau film de Karl Zéro, “Ségo et Sarko sont dans un bateau”, qui sort la semaine prochaine.
En complément de la bande annonce, rappelons que Nicolas Sarkozy a fêté ses 52 ans en début d’année…
Puisque Laurent a vendu la mèche, je peux à mon tour publier la photo (non censurée, contrairement à celle mise en ligne par monsieur Gloaguen). Voici donc la preuve du baiser (ou presque) donné par Loïc le Meur à “son” Laurent, mercredi soir à République des blogs (ça part de plus en plus en couilles, les petites soirées de monsieur Versac !) :

Puisque j’ai parlé de Royal, de l’homoparentalité et du mariage gay, je vais faire pareil avec Bayrou. J’ai lu son livre, “Projet d’espoir”. Son bouquin n’est pas une simple liste de mesures, de promesses, mais se construit de réflexions sur la France, sur les Français, sur les problèmes que nous rencontrons et sur l’état d’esprit nécessaire pour les résoudre. C’est entre autres vrai dans le chapitre (qui a, on s’en doute, particulièrement retenu mon attention) que François Bayrou consacre à l’homosexualité, l’homoparentalité et le mariage gay (pages 169 à 173, soit cinq pages (sur un livre qui en compte 180 de texte), ce qui n’est pas rien). En voici quelques extraits :
“Je parlais plus haut de la compréhension de l’autre, du différent. Cette démarche de l’esprit s’est imposée à moi dans les questions, comme on dit, sociétales. Plus particulièrement sur celles liées à l’homosexualité. Tout le monde sait d’où je viens. j’avais sur les questions de société la sensibilité traditionnelle. Pas de vulgarité, mais pas beaucoup d’ouverture. Je m’en tirais en affirmant que tout cela appartenait à la vie privée de chacun et que l’Etat n’avait pas à s’en saisir. (…)
Et puis j’ai essayé de comprendre. Ce que disaient mes amis, amis d’enfance, amis de l’âge adulte, qui vivaient l’homosexualité. Mon ami Philippe Meynard a raconté dans un très beau texte comment il avait vécu la révélation à sa mère de la réalité de sa vie. Plusieurs autres m’ont rapporté comment on élève ses enfants lorsque, marié, on découvre ou qu’on révèle son homosexualité. je les ai écoutés avec intensité, et je crois les avoir entendus. Je n’ai pas approuvé la pétition de plusieurs centaines de parlementaires affirmant qu’un enfant avait besoin “d’un père et d’une mère”. (…)
Je me suis exprimé sur l’homoparentalité. Dans le bouche de certains, c’est un gros mot. On me demande, sous forme d’accusation, si je suis “pour” l’homoparentalité. Mais mes interlocuteurs ont-ils conscience que l’homoparentalité ne nous a pas attendus pour exister ? Il y a en France, estime-t-on, environ 300 000 enfants élevés par des parents homosexuels, issus d’unions classiques, dont les membres se sont séparés pour vivre une autre vie. je n’ai pas voulu en laisser dire du mal. Je suis persuadé depuis très longtemps qu’on ne choisit pas de devenir homosexuel. C’est une structure profonde de la personnalité, qu’on accepte ou qu’on refoule, mais dont on n’est ni l’auteur ni le responsable. Et je sais ce que représente de doutes et de lourds combats intérieurs la découverte de cette identité. Un de mes jeunes amis s’est suicidé récemment pour n’être pas parvenu à assumer cette part de lui-même. Le taux de suicide chez les jeunes homosexuels est cinq fois plus élevé que chez les autres jeunes ! En leur direction, je veux une politique de prévention, eux qui sont si fragiles.”
Alors, certes, Bayrou n’est pas favorable au mariage gay. Il s’en explique, en disant qu’il plaide la “compréhension réciproque”. La compréhension à l’égard des couples gays, mais aussi à l’égard de ceux qui, pour l’instant, sont heurtés dans leur convictions profondes par l’idée d’un mariage homosexuel. Personnellement, je suis favorable au mariage gay, mais je crois qu’il faut aussi comprendre que cette notion peut heurter certains.
Certes, Bayrou n’est pas, aujourd’hui, favorable au mariage gay, pas plus qu’à l’adoption par un couple de même sexe. Mais il exprime dans ce chapitre, de façon qui me semble sincère, des réflexions que j’aurais aimé entendre dans la bouche de Ségolène Royal, avec autant de conviction. Les témoignages de Ménard et d’autres de ses amis, l’exemple de son ami qui s’est suicidé parce qu’il n’assumait pas son homosexualité, sont, je pense, des exemples concrets qui ont marqué Bayrou et qui l’ont aidé à évoluer, pas forcément aussi vite que nous le souhaiterions, mais, il me semble, de façon bien plus sincère et durable qu’une candidate qui change d’avis du tout au tout à 10 mois du premier tour, et après le vote par son parti d’un programme qu’elle était bien obligée d’assumer…
Hier, dans les commentaires d’un billet d’Embruns, j’avais exprimé mes doutes quand à la sincérité de la conversion de Ségolène Royal au mariage gay et à l’adoption par des couples de même sexe. Dagrouik me suggérait de regarder la vidéo d’un chat au cours duquel elle répondait à une question sur le sujet.
J’ai regardé cet extrait vidéo. Il est surréaliste. Vous remarquez qu’elle ne répond même pas à la question ? La question concerne l’homoparentalité (”Auriez-vous souhaité que vos enfants soient élevés par deux femmes ou deux hommes ?”) et la candidate socialiste répond à la question “Que diriez-vous si l’un de vos enfants était homosexuel ?”
Déjà ça montre qu’elle n’écoute pas la question. Ou alors qu’elle l’a bien comprise, mais qu’elle botte en touche (c’est plus facile de se dire ouvert au fait d’avoir un enfant homo que de se dire favorable au fait que deux hommes ou deux femmes élèvent un enfant). Bref, cette vidéo ne prouve en rien la sincérité de Ségolène Royal sur l’homoparentalité.
Mais pour revenir à la question du mariage gay et de l’homoparentalité : je n’ai évidemment aucun moyen objectif et scientifique de juger de la sincérité de Ségolène Royal sur ces questions. La seule remarque objective qu’on peut faire, c’est que son changement d’opinion est récent. C’était dans une interview à Têtu de juillet 2006, c’est à dire après l’adoption du projet socialiste qui était favorable au mariage gay et à l’adoption. Autant dire que Ségolène Royal s’est convertie quand elle n’avait plus trop le choix. Ce qui laisse planer le doute sur la sincérité de sa conversion. Début 2006 encore, elle se disait opposé au mariage gay et à l’homoparentalité.
Dans son livre “Maintenant”, Ségolène Royal répond à la journaliste qui l’interroge sur son changement d’avis sur le mariage gay : “Vous êtes mal informée sur ma position! Je n’ai jamais été contre le mariage des homosexuel(le)s, mais j’aurais préféré le mot “union”. Je sais que, pour une question de virgule mal placée dans la retranscription d’une rencontre avec des lecteurs du Parisien, on m’a fait dire que, pour moi, la famille traditionnelle, c’était un homme et une femme, alors que je citais ce que traditionnellement, on tient pour… traditionnel! J’ai été, je l’avoue, surprise qu’on me prête une conception de la famille si différente de l’idée que je m’en fais : diverse, plurielle, affranchie du modèle unique d’antan“.
Jamais contre le mariage gay, Ségolène ? Remontons trois ans en arrière. Le 11 mai 2004 très précisément. Ce jour-là, Libération publie une interview dans laquelle Dominique Strauss-Kahn se déclare favorable au mariage gay et à l’adoption, et ce de façon très claire : Question de Libé : ““Êtes-vous favorable à l’ouverture du mariage aux gays et à l’adoption par des couples de même sexe ?” Réponse de DSK : “Oui”. Question : “Sur l’adoption par un couple homosexuel, c’est oui, ou peut-être ?” Réponse de DSK : “Posé comme cela, pour moi, c’est oui. C’est oui car il faut aller au bout de la lutte contre les discriminations : un couple homosexuel doit avoir les mêmes droits qu’un couple hétérosexuel, y compris au regard de l’adoption.” Il se dit donc clairement favorable au *mariage* gay (pas à une union, mais au *mariage*. Parce que les mots ont un sens, chère princesse !) et à l’adoption par un couple de même sexe.
Au PS, à l’époque, cette déclaration de DSK ne plait pas à tout le monde, et notamment à une certaine Ségolène Royal. Qui, dans Le Monde daté du 13 mai, affirme : “Ce n’est être ni homophobe, ni réactionnaire, que d’estimer que des opinions réservées sur le mariage homosexuel sont légitimes et respectables. S’il s’agit d’améliorer un contrat civil pour une égalité des droits (…), oui. S’il s’agit d’une confusion des repères et d’une provocation injustifiée des convictions familiales et religieuses, non.” (Voir article de Têtu du 13 mai 2004)
Le 13 mai, Libération publie un article titré ePour Ségolène, c’est non”. Blandine Grosjean y écrit : “Ségolène Royal, ancienne ministre PS de la Famille exprime de grosses réticences dans Le Monde : «La famille et l’autorité parentale sont des valeurs à conforter dans notre société où une bonne partie de l’adolescence est en souffrance par rapport à l’absence d’adultes qui n’exercent plus leur rôle de référents.» Pour ceux qui ne verraient pas le rapport avec les homosexuels, la mère de famille militante de l’union libre ajoute : «S’il s’agit d’améliorer un contrat civil pour une égalité des droits, oui. S’il s’agit d’une confusion des repères et d’une provocation injustifiée des convictions familiales et religieuses, non», termine La Zapatera, plus proche de Christine Boutin que du chef du gouvernement espagnol Zapatero, favorable au mariage et à l’adoption pour les homosexuels.”
Donc je persiste et signe : j’ai des doutes sur la sincérité de Ségolène Royal à ce sujet. Le mariage et l’union civile, ce n’est pas la même chose, et c’est un peu facile, trois ans après, de jouer sur les mots, de prétendre que le problème vient d’une erreur de virugule dans le Parisien, alors qu’elle fait bien comprendre, dans Le Monde, que le mariage gay et à l’adoption par des couples de même sexe lui posent problème. On a tout à fait le droit de changer d’avis, mais les électeurs ont aussi le droit de s’interroger sur les raisons et sur la sincérité du changement d’avis d’un candidat à la fonction suprême.
Je pense que Ségolène Royal a changé d’avis pour des raisons stratégiques, 5 mois avant les primaires et 10 mois avant la présidentielle, parce qu’elle voulait être la candidate à l’Elysée de son parti, et que ce parti venait d’adopter un programme dans lequel figuraient le mariage gay et l’adoption par des couples de même sexe. Un changement d’avis opportuniste, donc et non de conviction. Et je pense qu’elle pourrait donc aussi bien rechanger d’avis, ou en tous cas considérer, une fois élu, que ces évolutions n’ont, vraiment, rien d’urgent…
Sur le modèle de sa campagne pour laquelle avaient posé des célébrités, Aides a sollicité les candidats à l’élection présidentielle pour qu’ils acceptent que l’association utilise leur photo accompagnée du texte : “Voteriez-vous pour moi si j’étais séropositif ?”
Les premiers visuels diffusés par Aides mettaient en Scène Dominique Voynet, Olivier Besancenot et François Bayrou.
Nicolas Sarkozy est le seul à ne pas avoir répondu. Aides répond donc à sa non-réponse avec ce visuel, qui va certainement faire beaucoup parler de lui :

Voir le communiqué de Aides expliquant cette affiche, dont le principe a été décidé après de multiples relances du candidat de l’UMP.
Par curosité, j’aimerais avoir une idée, à 25 jours du premier tour, des intentions actuelles de vote de mes lecteurs. Je vous incite donc à participer au sondage présent dans la colonne de droite.
Blog It Express, de mon ami Damien, ne permettant que 10 réponses, j’ai décidé, de la manière la plus subjective qui soit, de regrouper José, Fred et Gégé sous le choix commun “un autre” (Tiens, sans tricher, mis à part José pour lequel c’est facile, avez-vous trouvé en moins de 10 secondes les noms de famille des deux autres ?). Et comme seuls les votes exprimés non blancs m’intéressent (dans ce cas précis, je veux dire, je ne veux pas dire en général), je n’ai pas proposé de choix de vote blanc ou nul.
Concernant l’ordre des propositions, pour ne pas que les trois quarts des sondés aient besoin de chercher loin dans la looooongue liste, j’ai mis en premier les trois favoris (avec la dame en tête, je suis galant, moi, et les deux hommes part ordre alphabétique). Puis j’ai choisi l’ordre des suivants selon le même principe (femmes en tête, par ordre alphabétique, puis hommes par ordre alphabétique, avec deux exceptions : de Villiers et Le Pen en dernier, parce qu’ils le valent bien).
Les résultats sont dispos en direct live, et ne seront pas redressés !
Donc, si vous deviez voter demain, quel bulletin mettriez-vous dans l’urne ? Merci de votre participation.
Depuis hier, je suis à Paris. Il y a trois jours, j’étais à Saint-Malo avec mon chéri. Sniff.

Tout à l’heure je discutais sur MSN avec un copain qui milite au PS et qui n’aime pas quand je me moque de Ségolène. Je lui signale le billet d’Antoine avec le dessin “La tache qui rit” :
Moi :Tape sur Antoine comme tu as tapé sur moi. Sois juste ! Sois équitable
Lui : Pourquoi je dois taper sur antoine, je ne le connais pas beaucoup moi, toi je peux me permettre je te connais bien, j’ai meme fait des trucs avec toi dans le passé c’est dire !
Moi : rho, je vois pas le rapport ! Si tu milites en n’apportant la contradiction qu’à tes anciens amants, ça limite l’efficacité de ton militantisme !