Ma quinzaine thématique sur les requins
Depuis une quinzaine de jours, je me suis fait une thématique “requins”, matant pas mal de films et de docus. J’ai revu “Les dents de la mer”, puis j’ai regardé un téléfilm (”12 days of terror”) retraçant le fait divers qui a inspiré le livre “Jaws”, qui a lui-même inspiré Spielberg : les attaques de requin en série qui ont eu lieu, en 1916, dans le New Jersey, tuant quatre personnes et en blessant gravement une cinquième (dont plusieurs dans une rivière, dans laquelle le requin bouledogue, un des cinq espèces les plus dangereuses, se sent comme un poisson dans l’eau).

Ensuite, j’ai vu plusieurs documentaires, en commençant par celui de l’équipe Cousteau consacré au grand requin blanc (un film qui a plus de 15 ans), puis un docu sur Michael Rutzen, un des très rares fous qui plongent avec un grand blanc sans cage (”L’homme qui nage avec les requins”), et ensuite un passionnant film de la National Geographic, en deux partie, intitulé “Les requins tueurs”, et qui présente, une par une, les dix espèces de requins les plus dangereuses.
Puis j’ai regardé un autre film de la National Geographic Society (”Grand requin blanc sous surveillance”), qui montre la campagne au cours de laquelle David Doubilet, un des meilleurs photographes de requins, a pris ses plus beaux clichés de requins blancs en plein saut pour un reportage paru dans le National Geographic.

L’expédition comprenait Peter Benchley, le scénariste des Dents de la mer, qui explique qu’à l’époque, il voyait les requins comme des animaux maniaques mangeurs d’homme. A la fin du voyage, il ajoute qu’il ne pourrait plus écrire ce scénario de cette façon là. Participait aussi à l’expédition Rodney Fox, une des plus célèbres victimes d’attaque de requin blanc. En 1963, alors qu’il faisait de la pêche sous-marine, il a été attaqué par un grand blanc qui l’a attrapé au niveau du torse et s’est mis à nager avec le plongeur dans sa gueule.

Rodney Fox n’a dû sa survie qu’à son réflexe de mettre ses doigts dans les yeux du requin, et à son rapide transport à l’hôpital. Il a fallu lui faire 450 points de suture !

A la fin du film, il pose sa main sur le nez d’un grand blanc et commente : “Ca fait longtemps que je n’ai pas été aussi près d’un grand requin blanc sans qu’il n’y ait de sang versé !”
Enfin, je me suis intéressé à l’épisode qui est sas doute celui au cours duquel le plus grand nombre d’être humains ont été mangés par des requins. Le naufrage du cuirassé USS Indianapolis, en 1945, qui est d’ailleurs évoqué dans “Les dents de la mer”. Ce cuirassé rentrait d’une mission ultra-secrète (il avait livré la bombe atomique d’Hiroshima) quand il fut coulé par un sous-marin japonais. Sur les 1200 membres d’équipages, 300 coulèrent avec le bateau. Et sur les 900 rescapés, seulement 316 furent récupérés, après 4 jours et 5 nuits dans l’eau. Plusieurs centaines de naufragés furent attaqués par des dizaines (voire des centaines) de requins (même si, apparemment, beaucoup des victimes étaient déjà mortes quand elles furent emportées par les squales).

J’ai d’abord regardé un téléfilm retraçant l’histoire (“Mission of the Shark: The Saga of the U.S.S. Indianapolis”) puis un documentaire de Discovery Channel, mixant interviews de rescapés de l’Indianapolis et images de reconstitution avec des acteurs (“Ocean Of Fear : Worst Shark Attack Ever”).
Et pour parler un peu de choupinou, en voici un, qui joue le rôle d’un des jeunes marins de l’Indianapolis :

Il est anglais et s’appelle Chris Mack. Le voici au naturel :






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