Au lendemain de mon billet sur l’histoire d’Antoine, j’ai pris le temps de me repencher un peu sur l’affaire de l’étudiant d’HEC dont je parlais dans mon précédent billet. J’estimais, à la louche, que ça devait remonter à 10 ans. Je n’étais pas loin, puisque l’histoire avait débuté le 12 mai 1999…
Pas content de ne pas être reçu par un cabinet de recrutement, David H. avait écrit dans un mail envoyé à d’autres étudiants d’HEC : “Toutes les boîtes qui s’imaginent que les HEC sont à la merci de leurs recruteurs se mettent le doigt dans l’œil. (…) Le cas échéant, ils n’ont qu’à orienter leur recrutement vers l’ESC Palavas-les-Flots, et là, ils pourront à loisir montrer à quel point ils sont imbus de leurs personnes, fiers et dédaigneux”
Une autre élève lui répond : “Tu sais, les entreprises ne sont pas à tes pieds. (…) Sache que la modestie est une qualité indispensable pour progresser tout au long de sa carrière. (…) Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour l’école HEC. (…) L’école devrait être plus vigilante pour éviter que des types de ton genre ternissent sa réputation.”
Cette élève reçoit en réponse un mail injurieux provenant de l’adresse email de David, dans lequel, en gros, elle se fait traiter de pute. Ce mail, que David H. démentira ensuite avoir envoyé, en affirmant que quelqu’un s’est fait passer pour lui, est diffusé dans l’école. Et l’affaire prend de l’ampleur, et se complique, puisqu’il devient difficile de démêler le vrai du faux.
En gros, David reçoit des tonnes de mails d’anciens d’HEC lui disant qu’il est grillé pour longtemps auprès des recruteurs, que ses emails ont fait le tour du monde, qu’il est déjà célèbre à New-York avant même d’y avoir mis les pieds, et on lui souhaite bon courage pour la suite.
Parmi ceux qui ont suivi l’affaire à l’époque, j’imagine que beaucoup en ont oublié une bonne partie, et je n’avais d’ailleurs plus tous les détails en tête. Mais Internet n’oublie pas, et Google se fait un plaisir d’aiguiller les internautes. Aujourd’hui encore, 10 ans après exactement, lors d’une recherche Google sur “David H.” , les 7 premiers résultats renvoient vers des sites traitant de l’affaire de 1999. Ils sont suivis de trois résultats concernant des David H. (il a des homomymes) : une page Viadeo, une page Trombi.com, et la page pro d’un homonyme.
10 ans après… C’est flippant, non ?