Samedi, j’étais invité au mariage d’une très bonne copine à Sète. Plutôt que de me taper 13 heures de TGV en deux jours pour y aller, j’avais choisi de prendre un vol Air France Rennes-Montpellier, en à peine plus d’une heure dans chaque sens. Samedi midi, je monte le dernier dans le CRJ (le C voulant dire Canadair, qui ne fabrique pas que le célèbre hydravion, mais aussi ce jet régional) :
Je tends au stewart ma carte d’embarquement et ma carte de pilote. Et je vais m’asseoir à ma place. Lors de l’impression de ma carte d’embarquement, la veille, sur mon imprimante, j’avais constaté que j’étais au premier rang : siège 1A. L’avion s’aligne sur la piste, prend de la vitesse, décolle, et monte rapidement à son altitude de croisière. A peine l’a-t-il atteinte que le stewart vient me voir et me dit “Vous me suivez ?” Il me fait entrer dans le cockpit et me présente aux pilotes. Je leur serre la main, et le commandant me propose aussitôt : “Vous restez avec nous jusqu’à la fin du vol ?”
Aussitôt dit, aussitôt fait. Le stewart m’aide à déplier le jump seat, je boucle ma ceinture, et le stewart repart en fermant la porte derrière nous. Alors que j’étais déjà installé à la rangée 1, j’ai encore gagné un rang. Je suis à environ un mètre du pare-brise de l’avion, et mes genoux sont aux même niveau que les dossiers des sièges des pilotes. Et voilà la vue qu’on a :
Voici la console centrale, je suis assis juste derrière (en bas de la photo, on voit mes genoux) :
Le commandant de bord m’a pris en photo, seul et avec le copilote. J’ai une sale gueule sur celle-là, mais c’est la seule où apparaît le copi… J’ai sur la tête le casque qui me permet de suvre les communications avec les contrôleurs, et également d’être branché sur l’intercom du cockpit :
Arrivée à Montpellier, nous sommes en courte finale. Notez la rampe d’approche (également appelé “lièvre”) qui aide à repérer la piste en sortant de la couche de nuages lors des approches par mauvais temps, et qui est installé sur pilotis, sur l’eau…
J’étais bien content de faire ce vol, je n’avais plus volé en cockpit depuis près de deux ans (je prenais beaucoup l’avion quand j’étais à Toulouse, mais maintenant je prends le TGV, donc c’est moins pratique pour aller voir les pilotes…)