Hier après-midi, vers 16h30, j’étais assis là-dedans :
Ce n’était pas celui-là (je n’ai pas pu le photographier puisque je n’avais pas pris mon appareil), mais son frère jumeau. Mon casque sur les genoux, je regardais rêveusement par la fenêtre pendant que nous rentrions au centre de secours. Nous sommes passés sur une place où plusieurs ados glandaient, et ils ont suivi des yeux le gros camion rouge. Sur le rond point, les automobilistes eux aussi nous regardaient d’un air curieux. Et je me disais une fois de plus que c’est étonnant à quel point les pompiers attirent toujours le regard.
Le camion était tout neuf, il n’est arrivé que vendredi dans la caserne où nous étions en formation, et ne sera mis en service que demain lundi. On a été les premiers à monter dedans, à se servir de ses tuyaux et pièces de jonction tout neufs… C’est un monstre ! Il faut monter deux marches pout grimper dedans. On y tient à six : conducteur et chef devant, et, derrière eux, les deux binômes assis côte à côte, à quatre de front, et on n’est même pas serrés malgré le gros cuir !
Ce fut une journée bien remplie, à apprendre les différents types de tuyaux (leurs utilisations, les diamètres, leur type de raccords etc.), les lances (plus ou moins grosses et plus ou moins puissantes), les dévi.doirs sur lesquels sont enroulés des tuyaux, les appareils respi.ratoires isolants…
Nous avons également pratiqué, en apprenant les techniques pour dérouler les tuyaux, les renrouler, pour établir des lances afin d’attaquer le feu. Tandis que le conducteur du camion le branche sur une bouche à incendie, le bino.me d’alimentation déroule le dévi.doir et les 40 mètres de tuyau de 70 millimètres de diamètre qui y étaient enroulés, puis branchent à l’extrémité une pièce de jonction permettant de brancher deux tuyaux de 45 mm de diamètre. Pendant ce temps, le bino.me d’attaque déroule 60 mètres de tuyau et le branche sur la pièce de jonction d’un côté, et sur une lance de l’autre. Les tuyaux sont mis en eau et le feu peut -être attaqué.

J’ai occupé successivement ces différentes fonctions, en étant équipier, puis chef de chacun des deux binômes. C’est assez délire d’avoir en main la lance, dont on peut faire varier le débit, en commençant doucement, par exemple 100 litres/mn, et en montant jusqu’à près de 500 litres/mn. Et quand on sait qu’ils doivent passer par un orifice de 45 mm de diamètre, ça fait une sacré pression et un sacré recul ! Ca porte jusqu’à une quarantaine de mètres quand même…
Bref, pour dire ça à la Matoo : J’ai kiffé (ma race)