Au dessus des nuages
Déjeuner à Port Joinville
Un peu de feu pour se réchauffer
Le soleil est revenu !
Plage...
Le petit port de la Meule
La chapelle de la Meule
Près du vieux château
L'océan, et au bout, l'Amérique...
Soleil rasant sur les flots
AUne dernière fois, la plage
Dernière balade : un vieux moulin
Week-end ensoleillé à l'île d'Yeu

Samedi 5 et dimanche 6 avril 2003.

Ce week-end encore, j'ai fait dans le baptême de l'air intensif. Deux de mes passagers ont volé, pour leur premier vol, deux heures, et au total près de 5h30 en deux jours. Ils sont ravis et sont prêts à recommencer...

Départ samedi de Lognes avec le bon vieux PA28 Juliette Tango. Le ciel est gris à Paris, mais il fait beau en Vendée ! On commence par le transit de Brétigny. Je le connais bien, mais ce transit là est particulier : j'y passe le seuil des 200 heures de vol, ce samedi 5 avril, trois ans et 5 jours après mon premier vol d'élève-pilote.

Sortis du transit, cap sur Saint-Nazaire où nous refuelerons. Dès que possible, on passe au dessus de la couche pour être tranquilles (le plafond n'est pas bien haut à certains endroits, vers Le Mans notamment, et je n'ai pas envie de faire du rase-mottes entre nuages et collines) et pour profiter du soleil. On s'installe en croisière au niveau 65.

Les trois passagers sont ravis de survoler une belle mer de nuages blancs. A 10 minutes de Saint-Nazaire, je rappelle Nantes Info pour commencer la descente. La contrôleuse, d'une voix aussi jolie qu'enthousiaste (encore une victime de ma voix à moi, héhé... :-) ) nous autorise à descendre à convenance. Je choisis un trou et y descend en larges cercles.

On passe avec Saint-Nazaire :

- F-JT, rappelez en vent arrière 08
- On rappellera en vent arrière main droite 08, F-JT

Je préfère la main droite, plus jolie parce qu'on survole la Loire et le pont de Saint-Nazaire, et aussi parce qu'on ne passe pas au dessus de maisons comme en main gauche.

Un TB10, lui aussi en provenance de Lognes, mais qui a choisi de rester sous la couche, arrive juste derrière nous, et décide de prendre la main gauche plutôt que de nous suivre. Why not, c'est son choix. Il essaye de nous griller, mais le contrôleur lui rappelle qu'il est numéro 2.

Je fais un kiss (c'est suffisamment rare pour que je le dise ! :-) ) et dégage rapidement pour que le TB10 se pose. Le grand ne pourra être là à l'arrivée, mais c'est un pilote très colibri-friendly qui nous accueille à l'arrivée : Alex, co-pilote d'Eric. Alex va même faire le pompiste pour nous !

On le remercie, et on repart pour une deuxième et courte étape. A Saint-Nazaire, le plafond est toujours assez bas, environ 2000 pieds. Je profite d'un grand trou pour passer au dessus, et on monte vers 4500 pieds.

Sur la fréquence de Nantes Info, un pilote, à destination de La Roche-sur-Yon, explique qu'il est au dessus d'une couche soudée, et qu'il descend pour essayer de trouver un trou, et se prépare à faire demi-tour s'il n'en trouve pas. Sa voix est anxieuse.

- Nantes Info, de F-JT ?
- F-JT, allez y !
- F-JT, on va passer avec Yeu, et pour info pour l'avion qui va à La Roche-sur-Yon, Il y a beaucoup de trous une fois la côte passée
- F-XX, vous avez entendu ?
- F-XX, on a noté, merci

La voix semble rassurée. Le petit coup de main donné, on passe avec Yeu, où l'AFIS est parti déjeuner. Je suis tout seul sur la fréquence, à part le Dauphin qui est loin, en route vers Fromentine. Vent arrière 33, base, finale. La manche à air est plein travers, et quasiment horizontale. Je m'accroche au volant, et on se pose sans casse.

La voiture nous attend sur le parking de l'aérodrome, direction la maison, puis Port Joinville pour aller manger. Le ciel est bleu, le soleil brille ! Mais le temps de se restaurer, le ciel s'est couvert, c'est OVC !! Heureusement, le vent reste fort, et en deux heures il a nettoyé tout ça pour nous ramener le soleil.

Le week-end fut superbe... Et c'est à regret qu'on a repris la route de l'aérodrome, dimanche en fin d'après-midi. Plusieurs avions sont au départ. On remonte la piste derrière un Robin. Le vent est toujours très fort, et toujours plein travers. Après le décollage, j'accélère prudemment avant de grimper.

Le plafond nous laisse tout juste de quoi monter suffisamment pour ne pas être en survol maritime. On doit redescendre une fois la côte franchie. Tout le trajet retour se fait entre 1500 et 2000 pieds. C'est largement suffisant, la visi est bonne, et les passagers sont contents d'avoir fait l'aller haut et en on top, et le retour bas avec plus de choses à regarder...

Brève escale technique à Angers, puis on repart. Sur la fréquence de la classe D de Tours, je crois reconnaître une voix connue, mais l'immatriculation ne m'est pas familière, il ne doit pas piloter son avion. Renseignements pris le lendemain, c'était bien Philippe Girault, de retour de l'île d'Oléron.

A une centaine de kilomètres de Paris, le ciel se dégage, les nuages s'éclipsent, et le soleil revient. A 20 heures tout rond, on atterrit sur un aérodrome de Lognes désespérément désert. Aucun avion sur la fréquence depuis qu'on s'est mis dessus en sortant du transit sud, malgré le beau temps...

Bilan, 5h27 de vol en deux jours, la barre des 200h franchie, un beau week-end ensoleillé sur une île magique, et deux nouveaux passagers convertis aux plaisir du voyage en avion léger !





Survolant Noirmoutier
Déjeuner encore
La plage...
Plage toujours
White et les fléchettes
YE424514
L'eau est d'un bleu...
Vieux château
Ecume
La citadelle
Moutons
A la prochaine, Yeu !